Repères

Michel Legrand en une page

Michel Legrand naît à Paris en 1932 et meurt le 26 janvier 2019. Entre les deux : une des œuvres les plus vastes de la musique du vingtième siècle, à cheval sur des mondes que tout séparait. Le jazz, la chanson française, la comédie musicale, la musique de film hollywoodienne. Il a tout pratiqué au plus haut niveau, souvent en même temps.

La formation d'abord. Entré au Conservatoire de Paris avant ses onze ans, il y étudie notamment auprès de Nadia Boulanger, qui a formé une bonne partie des compositeurs du siècle. Cette assise classique ne le quittera jamais : sous les mélodies que tout le monde fredonne, l'écriture est savante.

Le jazz ensuite. À vingt-six ans, il enregistre à New York un disque d'arrangements avec certains des plus grands musiciens de l'époque, dont Miles Davis. Le pianiste de jazz ne s'effacera jamais derrière le compositeur de film : trios, tournées et albums accompagneront toute sa carrière.

Puis la rencontre décisive : Jacques Demy. Les Parapluies de Cherbourg (1964), film entièrement chanté, Palme d'or à Cannes, suivi des Demoiselles de Rochefort (1967) et de Peau d'Âne (1970). Trois films qui ont inventé une manière française de la comédie musicale, et dont les thèmes sont devenus des standards de jazz.

Hollywood enfin. The Thomas Crown Affair lui vaut un premier Oscar pour la chanson The Windmills of Your Mind (Les Moulins de mon cœur), Summer of '42 un deuxième pour la partition, Yentl, aux côtés de Barbra Streisand, un troisième. S'y ajoutent cinq Grammys et des collaborations avec la plupart des grandes voix de son temps.

Ce site n'est pas une biographie exhaustive ; d'autres l'ont écrite mieux que nous. C'est une carte pour entrer dans l'œuvre : les guides d'écoute disent par où commencer, la rubrique Au piano s'adresse aux musiciens, et En scène suit ce qui se joue encore aujourd'hui.